Atelier Paroles et images de femmes : séquence #4

  • Atelier #4 Paroles et images de femmes, 3 février 2018, Gaëlle, Marie-Claire Raoul, Local de la Pointe, Brest
  • Atelier #4 Paroles et images de femmes, 3 février 2018, Marie-odile brode Loïe Fuller, Marie-Claire Raoul, Local de la Pointe, Brest
  • Atelier #4 Paroles et images de femmes, 3 février 2018, Jocelyne brode Erika Szeles, Marie-Claire Raoul, Local de la Pointe, Brest
  • Atelier #4 Paroles et images de femmes, 3 février 2018, Sonia brode Jeanne Barret, Marie-Claire Raoul, Local de la Pointe, Brest

Jocelyne et Almira nous ont rejointes pour cette 4ème séquence.
Pendant que Sonia, Gaëlle et Marie-Odile ont commencé à travailler sur le portrait qu’elles ont choisi, Jocelyne et Almira se sont amusées à remplir la carte mentale autour du mot « Femme ».
Almira l’a écrite en albanais : « Gruaja », « Dashuri e burrit », « Nënë që nuk e zëvenson as gjë ne botë », « sa me shumë Dashuri », « Gruaja parajse e tokë e quiell », « Nje gjyshe e dashur ». Nous avons essayé de traduire en français. Google traduction nous a aidé mais, cela reste très approximatif : « Femme », « Amour du mari », « Une mère qui ne méprise rien dans le monde », « Une grand-mère bien-aimée », « La femme du paradis et de la terre », « Combien d’amour ».
Almira a choisi le portrait de la princesse Dora d’Istria, je crois un peu par défaut. Elle aurait peut-être préférée mère Thérésa, mais Muriel l’avait déjà prise. Almira m’explique que cette princesse est une Arbërësh. Les Arbërësh sont des albanais qui sont partis vivre en Italie suite à l’invasion ottomane de l’Albanie (car ils refusaient de se convertir à l’islam). Dora d’Istria est d’origine roumaine et son ascendance albanaise est discutée, mais elle a entretenue des relations étroites avec les milieux nationalistes albanais et a consacré plusieurs écrits à l’Albanie. Que ce soit dans le cadre de ses réflexions sur le poids de l’église et sur l’institution du mariage, que ce soit les femmes de l’orient ou de l’occident, l’idée qui prédomine dans ses écrits est le vrai rôle de la femme dans la société, l’émancipation, le changement radical des préjugés.
Jocelyne a choisi le portrait d’Elvira Szelez cette jeune résistante hongroise morte à 15 ans, et tuée par l’armée soviétique pendant la révolution hongroise de 1956. Ce n’est pas un hasard bien sûr… les mots qu’elle a décidé de broder sont : résistante, courage, force.