Je suis née à Toulon, je vis et je travaille à Brest.

Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués DUPERRÉ, mon sujet de mémoire de DSAA [Le vêtement de travail et son détournement], sera exposé par Bernard François à la galerie Néon et au Musée de Louvain La Neuve de Bruxelles.

Dessinatrice textile pour Descamps-plage, Dorotennis, Dior, Christian Lacroix… je deviens l’assistante styliste de Camille Grandval pour le département chemiserie et junior de Cacharel.
Je rencontre Frederic De Luca et Agnès Kentish de la galerie En attendant les barbares pour qui je crée des panneaux textiles et des objets. Plusieurs luminaires seront édités par Agnès Kentish.

J’oriente ensuite mon parcours vers des recherches plus personnelles autour des relations entre textile, image et identité.
Du fait de l’infiltration progressive de l’informatique dans notre environnement et dans toutes nos activités, du fait des analogies possibles entre le tissu et le réseau informatique, la problématique du numérique m’apparaît progressivement comme un champ d’investigation.
En 2012, la nécessité de maîtriser mieux le sujet ou la fascination pour cet univers virtuel omniprésent, m’amène à suivre un cursus universitaire sur deux ans à l’Université de Bretagne Occidentale. Si ce temps « d’étude » m’a permis d’aborder des techniques numériques et de m’initier à des langages informatiques, il m’a aussi donné une idée de l’étendue et la complexité du sujet.
Dans ce contexte, j’ai rencontré la mathématicienne Alexandra Fronville dont la réflexion porte plus particulièrement sur l’analyse morphologique et mutationelle et qui m’a permis d’intégrer pendant quelques semaines une équipe du laboratoire LABSTICC. J’y ai découvert le domaine de la modélisation et simulation des systèmes biologiques complexes. Les informations ainsi perçues influenceront d’une manière ou d’une autre la suite de mon travail.
Par ailleurs, depuis 2015, je suis résidente à la Maison pour Toutes Lcause, espace associatif d’accueil de jour pour les femmes. Au sein de ce lieu, en compagnie d’autres femmes, je mène une réflexion sur l’expérience du féminin et du féminisme. Réflexion qui suscite deux propositions en cours : « Histoire de femmes, femmes à histoires », projet de broderie, impression numérique et ateliers participatifs ; « Je voudrais aller me promener dans les bois », projet photographique réalisé avec la participation des femmes accueillies à l’espace Lcause.
En juin 2017, j’ai mis en place la micro édition « Les îles légitimes », une initiative dont le but est d’éditer en petit nombre d’exemplaires des livrets réalisés de manière artisanale, dans mon atelier ou chez un imprimeur. Ces livrets illustreront les sujets sur lesquels je travaille.